Le 5 mars 2026, une dizaine de professionnels de santé se sont réunis afin d’échanger autour d’un enjeu majeur de santé publique : la gestion des demandes de traitements inadaptés, notamment en matière d’antibiothérapie.
Animé par l’Équipe Multidisciplinaire en Antibiothérapie (EMA), ce temps d’échange a permis d’aborder les différentes méthodes de dialogue avec les patients insistant pour obtenir un traitement non adapté à leur situation clinique.
L’importance d’un discours cohérent entre professionnels
Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer l’interprofessionnalité dans la prise en charge et l’accompagnement des patients.
Un constat partagé par l’ensemble des participants : adopter un langage commun est essentiel pour garantir une communication claire, cohérente et efficace auprès des patients.
Chaque professionnel de santé a ainsi un rôle clé à jouer :
- repérer les situations d’automédication,
- sensibiliser au retour des médicaments non utilisés en pharmacie,
- orienter vers le médecin traitant avant toute reprise, modification ou interruption d’un traitement,
- accompagner les patients dans la compréhension des prescriptions et des recommandations médicales.
Des outils concrets pour accompagner les pratiques
L’EMA a également rappelé l’existence de plusieurs outils et ressources utiles, aussi bien pour les professionnels que pour les patients.
Pour les professionnels de santé :
- les dernières recommandations disponibles via Antibio CLIC,
- les outils favorisant la pédagogie autour de la non-prescription :
- ordonnance de non prescription,
- examen clinique commenté,
- écoute active du patient,
- explication des bénéfices et risques liés aux antibiotiques.
Pour les patients :
Des ressources de sensibilisation sont également accessibles afin de mieux comprendre le bon usage des antibiotiques et les risques liés à leur surconsommation.
Lutter ensemble contre l’antibiorésistance
L’antibiorésistance représente aujourd’hui un défi majeur de santé publique aux conséquences potentiellement très graves.
Cependant, cette évolution n’est pas une fatalité.
Par des efforts collectifs, une meilleure coordination entre professionnels et une réduction raisonnée des prescriptions et de la consommation d’antibiotiques, il est possible d’inverser la tendance.
Merci à l’ensemble des professionnels présents pour leur participation et la richesse des échanges.


